Ca pique !

 C’est un véritable séisme !

 

Le couperet est tombé. La Fédération Française de Tennis de Table vient de taper fort, très fort !

Depuis hier au soir, vendredi 25 mai 2018, la Ligue Réunionnaise de Tennis de Table a perdu l’ensemble des attributions qui lui avaient été confiées, à sa création, par la Fédération. « Celle-ci perd avec effet immédiat sa subdélégation d’organe déconcentré ».

Vous trouverez le courrier envoyé aux membres de l’actuel comité directeur en le téléchargeant ici. Nous le reproduisons ici puisque les clubs de La Réunion « doivent être avertis de cette décision ».

Nous allons faire un résumé de ce document de trois pages, très technique :

Le Conseil Fédéral a décidé à l’unanimité (fait assez inhabituel) que nos dirigeants actuels ne devaient plus « gérer » la Ligue.

Une commission fédérale composée de Mme Françoise LAPICQUE, secrétaire générale, M. Miguel VICENS, vice-président et M. Patrick LUSTREMANT, président de la commission statuts et règlements a désormais tous les pouvoirs pour administrer la LRTT en s’appuyant sur une délégation locale représentée par Jean-Marc JACQUES (ex président de 2012 à 2016).

Très schématiquement, le président actuel de la LRTT n’a que deux options :

  • Mettre en œuvre un processus de désignation par les clubs d’un nouvel organe dirigeant, sous réserve que sa composition convienne à la FFTT,
  • A défaut d’accord, organiser la dissolution de la Ligue !

Le message est limpide. L’équipe en place doit partir et le groupe qui la remplacera doit avoir la confiance de notre organisme de tutelle. A défaut, il n’y aura officiellement plus de tennis de table à La Réunion.

Les risques, on les comprend. Le « label » FFTT perdu, voilà ce qui se passe :

  • Plus aucune compétition (individuelle, par équipe) ne sera organisée sur le plan local,
  • Plus de participation aux compétitions nationales, internationales,
  • Plus d’organisation de stages,
  • Plus d’accès à SPID,
  • Plus de classement,

Il faut que les pongistes licenciés prennent bien conscience de ce cataclysme.

C’est une claque. C’était inéluctable.

On se demande encore comment on a pu en arriver à cette extrémité. La réponse est simple : la faute en incombe à une toute petite poignée de dirigeants peu responsables.

De l’incapacité chronique à administrer le sportif, l’administratif et, plus grave, le financier, en passant par des attitudes, des jugements, des prises de décisions désinvoltes, un sentiment d’impunité et de supériorité permanent ou encore une fâcheuse tendance à vouloir se servir ou à tirer profit de certaines situations, on a vraiment tout eu, tout subi.

Seules quatre associations ont été capables de dire haut et fort que ça ne tournait pas rond. Il n’était d’ailleurs que de lire les dernières communications fédérales pour se rendre compte qu’il y avait un gros problème à la tête de notre Ligue.

On s’étonne que d’autres dirigeants de clubs malgré toutes les alertes, tous les indicateurs inquiétants, n’aient rien fait pour essayer d’enrayer cette descente aux enfers. Pire, certains se sont fourvoyés en se compromettant avec l’équipe en place.

La période 2008 / 2012 ne leur avait-elle pas suffi ?

Les « lanceurs d’alerte » ne s’attendent évidemment pas à être accueillis en héros, ni à la reconnaissance éternelle de leurs pairs. Le choc que représente la décision fédérale sera bien difficile à digérer pour certains.

En revanche, « les quatre » (Aiglons, Club Dionysien, St Pierre, Tampon) restent persuadés qu’il était nécessaire d'aviser leur organisme de tutelle, très vite, avant que les choses ne deviennent encore pires qu’elles ne le sont. Il y avait de toute façon une forme de suicide destructeur pour nos ex dirigeants à vouloir ainsi s’enferrer dans des situations intenables, injustifiables.

N’oublions pas que ces responsables qui viennent d’être débarqués sont redevables de leurs actes et de leur gestion. Il existe même tout un arsenal juridique pour ce genre de situation.

C’est la première fois que la FFTT est confrontée à ce genre de problème, première fois aussi qu’elle est obligée de prendre une telle décision. Elle ne l’a certainement pas fait de gaité de cœur.

Une Ligue, n’est que le représentant « local » de la Fédération dans une région. Elle ne peut par un fonctionnement qui serait erratique, saper, affaiblir ou encore dévaloriser les instances fédérales en renvoyant une image qui ne correspond en rien aux attentes du national.

Mais la Ligue va renaitre sous une autre forme, avec d’autres dirigeants. Avec une autre idée de ses prérogatives, de son rôle aussi. La période à venir va être compliquée, très certainement douloureuse, mais au final porteuse de beaucoup d’espoir.

La Commission interne transitoire fédérale, appuyée localement par une délégation, sera chargée de relancer la machine, de la replacer sur des bases saines et solides et d’organiser une élection qui mettra en place des dirigeants enfin consciencieux. Ces derniers devraient officier jusqu’à la prochaine olympiade.

Ce sera alors et aussi le temps des rapprochements et des raccommodages. Nous sommes trop peu de clubs, trop peu de dirigeants pour snober les bonnes volontés, quelles qu’elles soient.

Une fois les « irresponsables » écartés et mis à l’index, il faudra que ceux qui veulent voir notre discipline et les valeurs qu’elle véhicule reprendre tous ses droits, se retroussent les manches et œuvrent dans la même direction car les amoureux de notre sport ne peuvent se résoudre à le voir péricliter et s’étioler.

 

Marc DUBOURDIEU

Président du Tampon Tennis de Table

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