jeudi, 18 janvier 2018

La FFTT siffle la fin de la récréation

 C'est du lourd, du très lourd.

 

Nous venons de recevoir deux courriers de la Fédération Française de Tennis de Table signés par Mme Françoise LAPICQUE, Secrétaire Générale.

 

Le premier courrier est adressé également aux présidents de la LRTT et du club de Petite-Ile. Il expose les conclusions des services administratifs fédéraux concernant le litige qui nous oppose dans le dossier lié à notre réclamation. Pour mémoire, cette réclamation concernait la possibilité pour des joueurs étrangers (mauriciens en l'occurrence) de disputer le championnat par équipes dans notre département.

La FFTT rappelle les articles II.105, II.106 et II.203 de la réglementation en vigueur. Exactement ceux que le T.T.T. avait mis en avant pour dénoncer des participations que nous estimions alors illégales, au vu de l'absence de mutation de ces joueurs.

Il est donc dit que le Club de Petite-Ile aurait dû effectuer une demande de mutation pour Allan ARNACHELLUM, que ce dernier n'aurait pas dû être autorisé par la Ligue à participer à une compétition officielle.

La licence d'Allan ARNACHELLUM est suspendue et il lui est impossible de participer à des compétitions tant que sa licence ne sera pas régularisée. Il ne reste plus maintenant qu'à attendre les conséquences administrative, financière et sportive qui pourraient en découler.

Ce chapitre quelque peu désolant est sur le point de se refermer. Presque 4 mois à essayer de se faire entendre d'une Ligue particulièrement têtue sur le coup. Que de perte de temps et d'énergie pour en arriver à une conclusion écrite d'avance.

On n'invente rien, tout était précisé dans les règlements fédéraux. La FFTT a alerté la LRTT depuis le 15 juin 2017. Le T.T.T dès le mois de septembre emboite le pas en prévenant tout le monde de ce qui allait se passer ; à savoir la pose d'une réserve dès que le joueur sans licence valable serait aligné contre une de nos équipes. 

Et malgré tout, le PICP fait jouer Allan. La suite on la connait. 

Dans l'histoire, le PICP a gros à perdre. On avait prévenu ses cadres. Ils ont préféré faire confiance en la parole de certains dirigeants de Ligue. Ces derniers se sont enfermés et enferrés dans leurs décisions, sachant très bien qu'ils ne pouvaient avoir raison et faire jouer un compétiteur mauricien dans les conditions présentées. Le PICP aura sans doute quelques explications supplémentaire à demander à la LRTT ...

Alors nous entendons déjà certaines voix s'élever en claironnant que le T.T.T. n'a pas eu un comportement sportif. On leur répondra qu'un véritable comportement sportif commence par le simple respect de règles énoncées.

N'oublions pas que l'équipe de La Possession 2 va peut-être descendre en R2, alors qu'elle ne devrait pas y aller. De même l'équipe féminine de la Cressonnière risque de perdre le titre de Champion Régional du fait de sa défaite contre l'équipe féminine du PICP renforcée pour l'occasion ... par une joueuse mauricienne.

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Le second courrier est parvenu hier et a été adressé à TOUS les responsables de clubs. Et là ça pique. Reprenant le compte-rendu du dernier "Comité Directeur" (qu'il faut désormais appeler Conseil de Ligue) qui s'est déroulé le samedi 6 janvier, les services fédéraux reprennent point par point les éléments de l'ordre du jour qui avaient été débattus.

La FFTT met directement en cause la sincérité de faits présentés par notre président actuel de Ligue. Elle rappelle aussi que les clubs ont tout à fait le droit et même le devoir de la saisir en cas de non respect des règlementations. La Fédération revient en particulier sur le dossier des joueurs étrangers. Il est redit que les licences ont été délivrées sans tenir compte des rappels fédéraux.

La FFTT s'interroge aussi sur la future Assemblée Générale qui doit se tenir en principe la 3 février. Les conditions d'organisation, le rapport financier sur une période de quatre mois en 2016 qui doit être présenté soulèvent de nombreuses interrogations. Avouons que de notre côté, la surprise a été exactement la même. Faire une AG sur une période de 4 mois, en reprogrammer une autre 3 mois après, ça n'a aucun sens.

Et nous arrivons au pire. La dette que l'on pensait de 6 000 euros, s'élève en fait à 8 000 euros ! Espérons que ce sont les seuls passifs existants. Lorsque la Ligue est endettée à ce niveau, n'oublions pas que ce sont tous les clubs de La Réunion qui le sont.

Comment l'équipe en place a-t-elle pu en à peine 16 mois, faire couler une situation financière que l'équipe 2012/2016 avait parfaitement redressée ?

La conclusion du courrier est très claire : notre Ligue connait des problèmes de gestion sportive, gestion financière et gestion institutionnelle. Elle est en manque  de communication auprès des associations réunionnaises et de la Fédération.

La diffusion de ces informations auprès des clubs de La Réunion doit permettre d'éclairer leurs représentants lors de la prochaine assemblée générale.

Pour ma part, voila déjà quelque temps que mon idée sur la situation avait été forgée. D'autres responsables de clubs avaient exactement les mêmes conclusions.

Aussi l'ensemble des clubs de l'île, par l'intermédiaire de leurs présidents ou représentants, à l'occasion de dire "ça suffit" lors de la future assemblée générale. Il en va de notre crédibilité auprès des instances fédérales et sans doute bientôt auprès de la Direction de la Jeunesse et des Sports ainsi que du Comité Régional Olympique et Sportif. Sans préjuger de la comptabilité qui nous sera présentée, le trou de 8 000 euros devra être comblé et ce sont les clubs et les joueurs qui en paieront les conséquences.

 

Découvrir le courrier fédéral.

 

Marc DUBOURDIEU

Président du T.T.T.

 

 

Dernière modification le samedi, 13 janvier 2018 03:46
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